Pierre-Yves Ruff. L'aventure numérique du diable

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L'aventure numérique du diable

 
 
Pierre-Yves RUFF

     
    Je voudrais, aujourd'hui, aborder trois aspects de la "diabologie". Dans un premier volet, je décrirai ce qui pourrait être une histoire du diable. Qui est-il ? d'où vient-il ? quelles furent ses métamorphoses ? Dans un deuxième temps, je reviendrai sur le besoin, profondément occidental, de penser par dualités. Pour réfléchir, nous forgeons des couples binaires : Dieu et Satan, la grâce et le péché, la lumière et les ténèbres, etc. Ne sommes-nous pas, en un sens, prisonniers de notre façon de poser les choses ? Enfin, dans un troisième temps, j'en viendrai à la grande question posée par la mort du diable. Quelles sont, pour la foi, les conséquences de sa disparition ? Si nous ne croyons plus en lui, en quoi cela affecte-t-il notre vision de Dieu ?
    Premier volet : l'historique du diable. Quand nous parlons de lui, nous employons en général cette expression : "le diable". L'article, au singulier, suggère qu'il est un. Dieu et le diable se ressemblent. En premier lieu, le diable, comme Dieu, peut avoir de multiples visages. Nous trouvons dans nos traditions une proclamation monothéiste ("nous croyons en un seul Dieu"). Nous y trouvons aussi une affirmation qu'on devrait qualifier de "monodiaboliste". On pourrait l'exprimer ainsi : "nous croyons en un seul diable".
    Mais cette conception n'a existé qu'à une époque. Le monothéisme est apparu aux alentours du VIe siècle avant notre ère. L'unicité du diable est un concept récent. Dans le numéro 3 de Théolib, Élisabeth Labrousse le rappelait : il faut attendre le XVIIIe siècle pour que le diable devienne unique. Auparavant, il existait une pluralité de diables, associés à des diablotins en tout genre. Tous n'avaient pas la même fonction. Le diable, au sens moderne du terme, provient de la fusion de diverses mythologies. Certaines, mais pas toutes, ont des racines dans la bible.
    Il y a tout d'abord "le satan" qui, lui, est né à Babylone. Un auteur du livre de Job l'a ramené dans ses bagages. Dans la langue hébraïque, satan veut dire "accusateur". Ce n'est pas un nom propre. Il représente une fonction. Rien ne permet de dire qu'il est unique ou mauvais. Aujourd'hui, nous dirions "le parquet". Il en existe un certain nombre.
    Le Prologue de Job est une mise en scène. Il utilise un cadre juridique. Il y va d'un procès dans le ciel. Chacun y a sa place. Dieu est le juge. Le satan est le procureur. Job se retrouve à la place de l'accusé.
    Vous connaissez la suite de l'histoire. Le juge est plus enclin à écouter le procureur que l'accusé. Cela arrive. Mais c'est lui, et lui seul, qui décide. Le satan ne dispose d'aucune marge de manoeuvre. Il doit convaincre Dieu s'il veut agir. Sa seule force est l'argumentation. Le satan est donc défini par le pouvoir de la parole. De façon plus précise, il agit en semant le doute. Mais, pour l'instant, il ne fait pas douter les hommes. Il sème le doute dans la pensée de Dieu. À aucun moment, il ne s'adresse à Job.
    Ensuite, il y a le serpent du récit de la création. Est-ce le diable ? Rien n'est moins sûr. Il parle, et ne dit pas que des bêtises. Il sait ce qu'est la connaissance, et la connaissance morale. On en a fait plus tard le séducteur, en plaquant sur le texte des connotations sexuelles. Le récit exprime autre chose. Le serpent, en un sens, vient compléter l'oeuvre de Dieu. Il apporte aux humains l'intelligence. Il leur apprend à discerner le bien du mal.
    On trouvera, chez les chrétiens gnostiques, des adorateurs du serpent. Ils n'étaient pas des satanistes. Pour eux, cet animal était porteur d'une triple référence. Il était le serpent de la Genèse, qui apporte la connaissance. Il était le serpent d'airain de Moïse, qui apporte la guérison. Il était le Christ sur la croix, qui nous apporte le salut.
    La métaphore peut surprendre. Jésus est pour nous un agneau, et non pas un serpent. Pourtant, un passage essentiel de l'évangile le proclame : "Comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l'homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle." (Jean 3, 14-15). On peut associer le serpent au poison. On peut l'associer au remède. Dans le quatrième évangile, c'est la figure qui domine.
    Une autre tradition va largement brouiller les choses. En un temps situé entre le Premier et le Nouveau Testament, la conception du monde se transforme. Il se produit une véritable invasion. D'un côté, il y a des anges partout. Chaque étoile peut être ange. Pour compenser, on voit surgir une multiplicité de démons. Le Nouveau Testament est imprégné de cette idée. Dans le futur, le Fils de l'homme apparaîtra, entouré d'une nuée d'anges. Mais, pour l'instant, le monde des humains est peuplé de démons. Il y en a partout : autour d'eux et en eux.
    Les démons sont des forces hostiles. Ils nous rendent malades. Ils nous conduisent à délirer. Ils sont impurs, mais dans un sens sacerdotal et non moral.
    Il en est de même du diable, qui apparaît dans l'évangile (Matthieu 4,1-11). L'Esprit conduit Jésus dans le désert, pour qu'il y soit tenté. Le diable, lui, n'y est pour rien. Jésus jeûne quarante jours, puis il a faim. Alors, le tentateur lui propose trois choses : changer des pierres en pain, sauter du haut du temple, et posséder tous les royaumes de la terre. Jésus refuse.
    Je ferai ici deux remarques. Premièrement, Jésus fera, dans l'évangile, des choses similaires. Il changera de l'eau en vin. Il multipliera les pains et les poissons. Ce n'est pas très différent de transformer des pierres en pain. Par ailleurs, sauter du haut du temple, ce n'est pas moins risqué que marcher sur les eaux. Enfin, posséder les royaumes de la terre, c'est être le Seigneur de la terre habitée. Le diable propose à Jésus un programme. Jésus, grosso modo, l'accomplira. La question n'est donc pas celle des pouvoirs proposés.
    En quoi consiste la tentation ? Elle se trouve dans les conditions posées par le diable. Il lui dit : "Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains... Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas du haut du temple... Si tu te prosternes et m'adores, je te donnerai les royaumes de la terre". Les deux premières conditions concernent l'identité de Jésus ; la troisième porte sur la personne à laquelle il rend grâces. Le diable est donc celui qui détourne de Dieu. Ou bien il ramène l'homme à lui-même, ou bien il le conduit à adorer un être différent de Dieu.
    Deuxième remarque. Le diable intervient seulement dans le registre de la foi. Il ne présente aucune connotation morale, encore moins sexuelle. Le tentateur ne dit pas à Jésus : "Si tu te prosternes devant moi, je te donnerai toutes les femmes que tu veux". Il n'insuffle pas un désir supposé coupable. Il ne propose pas d'agir de manière répréhensible. Il se limite à essayer de faire en sorte qu'on attribue à un autre ce que Dieu seul peut proposer.
    J'en termine avec la bible. On n'y rencontre pas, hormis dans les épîtres, une forme de diable que l'on puisse associer au mal moral, à la sexualité, au désir. Même chez Paul, le diable reste mythologique. Je pense à l'exhortation d'Éphésiens : "Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable. Nous n'avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes" (6,11-12). Le programme est peut-être superbe. Mais il manque le mode d'emploi.
    Un autre passage en dit long. Pierre propose à Jésus de le défendre par les armes. C'est alors que Jésus s'écrie : "Arrière de moi, Satan !" Cette phrase est violente. On la comprend comme indiquant, de la part de Jésus, un refus viscéral de la violence. Cela me paraît peu probable. Ce qui s'avère "satanique", dans la phrase de Pierre, c'est qu'il propose de contrer le plan de Dieu. Jusque-là, il n'y a rien de surnaturel.
    Le diable des chrétiens naîtra plus tard. Alors, on relira les textes, pour les interpréter dans un sens moralisateur. On leur fera subir de véritables distorsions. Par exemple, une femme de l'évangile avait eu sept maris. On l'identifiera à une autre. Celle-là avait eu sept démons. Un démon par mari, voilà qui est assez drôle. Le satan, quant à lui, tentera les humains, en utilisant les ressorts de la séduction sexuelle et du désir. Quant au lézard de la Genèse, on l'affublera d'une pomme, et il apportera tout autre chose que la connaissance du bien et du mal. Enfin, les démons ne seront plus des puissances. Ils incarneront le désir.
    Plus tard, après le Moyen Âge, on associera au diable tout ce qui paraîtra mal. La sorcellerie, l'hérésie, une vie non conforme à la morale en place, l'appartenance à une autre Église, tout cela sera diabolique. Le diable disposera de son bestiaire : le bouc, le chat, la belette, sans oublier - à tout seigneur, tout honneur - le loup, lui-même multiple, puisqu'il se déplace toujours en famille.
    Des chasses aux sorcières seront organisées, ce qui ne fut jamais le cas au Moyen Âge. Des presbytères seront hantés. Ce sera toujours l'oeuvre du diable. Certains vont le localiser à Rome, capitale de l'Antéchrist. On parlera souvent plus de lui que du Christ. Si bien qu'après avoir défini l'époque médiévale comme étant celle de la "chrétienté", on devrait qualifier l'époque suivante comme étant celle de la "diabolité".
    Bizarrement, tout va changer au XVIIIe siècle. Les mentalités évoluent. En règle générale, on ne croit plus à la multiplicité des diables. Le diable est enfin un. On maintiendra parfois la vision précédente. Mais ce sera dans des croyances marginales, par exemple le spiritisme.
    Le diable aura donc mis des siècles pour être unique. Mais aussitôt, il s'estompe dans les croyances. On n'a plus vraiment peur de lui. Jadis figure mythologique, il devient métaphore littéraire.
    Au XIXe siècle, la littérature l'adore. Il est souvent très différent du diable de la bible. Il s'appelle alors Méphisto. Il est l'intelligence qui interroge sur le sens de la vie. Il revêt une forme humaine, et dispose d'un parfait savoir-vivre. À l'occasion, il peut reprendre aussi les caractéristiques de Lucifer, être mythique et positif, porteur de la lumière dans les ténèbres. Il est toujours partout, mais ce n'est plus le même diable. Il n'est plus un objet de croyance et de peur. Il devient une métaphore évoquant le sens de la vie, le problème du mal, le souci d'une rédemption sans véritable transcendance.
    Quelle est la conséquence d'une telle évolution ? Si le diable évolue, Dieu évolue aussi. Et si nous ne croyons plus au diable, notre manière de croire en Dieu en est forcément affectée. Le danger avait été clairement identifié par les instances protestantes, peu avant le XVIIIe siècle.
    Je cite Élisabeth Labrousse, toujours dans Théolib : "Dès la fin du XVIIe siècle, un pasteur réformé néerlandais, Balthazar Bekker, soutint que Satan était un être unique et que la multiplicité des diables et diablotins traditionnels n'avait pour origine que l'idolâtrie et le polythéisme du paganisme antique. Bekker qui avait des sympathies cartésiennes, fut condamné par un synode. En effet, Matthieu 8, 28-31, entre autres, nous parle de possessions diaboliques au pluriel. Pourtant, la municipalité d'Amsterdam décida de maintenir le traitement qu'elle accordait au pasteur Bekker et de ne pas rétribuer le successeur que le synode prétendait lui donner... Le pouvoir civil ne voulait plus tenir compte d'une décision synodale... Celle-ci, du reste, s'explique par l'idée alors répandue que, qui met en doute la pluralité des démons ne va pas tarder à mettre en doute l'existence de Satan, puis, très vite, à douter de celle de Dieu."
    Le synode, me semble-t-il, avait bien perçu le problème. Il lui fallait argumenter sur un terrain biblique. Mais là n'était pas la question. En réalité, ce qui taraudait les esprits, c'était plutôt cette question : comment penser Dieu sans le diable ? Et s'il n'y a qu'un diable, y a-t-il plusieurs anges ? La symétrie fonctionne ici de manière assez redoutable : ôtez les diables, et vous perdez les anges ; ôtez le diable, et vous risquez de perdre Dieu.
    Avec l'unicité du diable, c'est toute une compréhension du monde qui se trouvait mise en question. Aujourd'hui, les anges nous intriguent, mais au titre de métaphores. Les diables ne nous inquiètent plus. Au mieux, ils relèvent d'une esthétique. Mais au-delà de modifications assez décoratives, notre manière de penser a-t-elle vraiment changé ? La question vaut qu'on s'y arrête. Notre manière de réfléchir repose fréquemment sur des oppositions binaires. C'est un aspect lié à notre condition humaine, mais aussi à notre culture. Le mécanisme est ici assez simple : si nous ouvrons les yeux, nous décryptons le monde à partir du haut et du bas, de la droite et de la gauche, de l'avant et de l'arrière. Nous disposons ainsi de critères pour nous repérer dans l'espace.
    Ensuite, nous pouvons associer à chaque direction des objets, des valeurs ou des êtres : en haut le ciel, en bas la terre ; en haut l'élévation spirituelle, en bas ce qui nous ancre dans la matière ; en haut la colombe, en bas le serpent - et, plus haut que le ciel, se déploie l'univers de la divinité, tandis que, plus bas que la terre, se développe le monde de l'enfer. Pour donner de la cohérence, on va personnifier chaque extrémité de la chaîne.
    Si nous en restons là, nous vivons dans un univers statique. Le jeu des forces s'équilibre. Le ciel attire, et la terre retient. Dieu agit, mais le diable aussi. Si l'on veut ouvrir au récit, si l'on veut qu'il existe une histoire, il faut que l'un des pôles dispose d'un pouvoir légèrement supérieur à l'autre.
    Cette structure a fonctionné de manière mythologique. Nous l'avons clairement simplifiée. En sommes-nous sortis ? Je n'en suis pas certain.
    Pratiquement, nous l'avons modifiée de deux manières. Dans la théologie, nous avons remplacé le diable par le mal. Nous avons effacé quelques connotations morales. Mais la substitution ne change pas notre manière de penser. Pour exprimer ce qu'est le mal, Tillich utilise la métaphore d'un lion, prêt à mordre, mais dont Dieu maintient par la force la gueule fermée. Ce n'est plus tout à fait le diable, mais c'est encore lui. Ailleurs, dans un contexte plus laïc, le diable a également disparu ; Dieu l'a suivi. Souvent, on a remplacé Dieu par les valeurs - terme peut-être plus parlant, mais tout aussi abstrait.
    On peut imaginer d'autres approches. Les principales sont au nombre de trois :
    - Sans une chaîne d'oppositions, nous entrons dans la pure contemplation. Dieu et le diable se confondent, de même que se confondent l'intérieur et l'extérieur, notre subjectivité et le monde. Nous adoptons une attitude méditative, qui d'ailleurs constitue un courant très ancien dans l'histoire du christianisme.
    - Sans l'existence d'un couple-maître, il devient impossible d'effectuer une synthèse. Nous sommes dans un univers où de petits événements se produisent, sans cohérence ni signification. Des astéroïdes entrent en collision, sans qu'on sache pourquoi, sans que les lois de l'univers ne les dirigent. Cette hypothèse est parfois défendue. Elle pousse, elle aussi, à une attitude contemplative. L'adopter, c'est regarder le monde, mais sans chercher le moindre sens.
    - Enfin, sans la suprématie d'un signifiant-maître sur un autre, l'histoire est un match nul. Elle est l'éternelle répétition d'une partie de tennis dans laquelle chaque joueur, à tour de rôle, gagne un set.
    Notre époque est souvent traversée par ces trois grands questionnements : y a-t-il un sens ? y a-t-il une histoire ? y a-t-il une transcendance ? Ces questions sont ouvertes, dès que l'on pose la question : y a-t-il un diable, et y a-t-il un Dieu ? Mais il reste une certitude : nous, occidentaux, nous ne pouvons pas penser Dieu sans un principe qui lui soit opposé.
    Je conclurai de manière prudente.
    Dieu, dans ma vie, prend le visage de la rencontre. Parfois, il est une évidence. Parfois, sa présence revêt la forme d'une absence. Je ne sais rien de Dieu, mais une chose me paraît certaine : dans tous les cas, le doute fait partie de la foi. Par contre, l'existence du diable me laisse assez dubitatif. C'est un retournement assez étrange : jadis, le diable nous faisait douter ; maintenant, nous doutons de lui.
    Deux questions se posent à moi. La première provient des limites de mon savoir. Je ne sais rien de la transcendance. Comment pourrais-je, parlant du diable, avoir une certitude absolue ? Et puis, autre question, liée à une hypothèse que je ne peux exclure. Le doute fait partie de la foi. Or le diable, jadis, était assimilé au doute, et la foi provenait de Dieu. Pourquoi s'arrêter en chemin, et ne pas aller jusqu'au bout ? Si le doute fait partie de la foi, le diable fait partie de Dieu.
    Dans une autre culture, cela n'aurait rien de choquant. En Orient, une divinité peut revêtir une face courroucée, et une autre, apaisée. Luther, en avançant que le diable pouvait être un visage de Dieu, a été atypique. Mais après tout, n'est-ce pas une piste à explorer ? En tout cas, cette hypothèse a ses racines dans la bible. Les protestants ont trouvé chez Amos le souffle d'un christianisme prophétique. Il nous appelle à la justice. Mais il le dit aussi : le jour de l'Éternel peut être ténèbres et non lumière.
    Cette piste nous permettrait de ne pas opposer de manière frontale le Dieu du Premier Testament au Dieu de l'Évangile. Il ne s'agit pas de soutenir que Dieu est responsable de la souffrance. Il n'est pas dans les attentats, hormis du côté des victimes. Mais il s'agit peut-être - et je souligne le "peut-être" - de revenir à une transcendance qui intègre une complexité. Cela nous aiderait à penser notre vie et le monde. La figure du diable avait cette fonction.
    "Peut-être", ce petit mot est - peut-être - ce que je retiens aujourd'hui. Réfléchir sur le diable c'est découvrir - peut-être - tout ce qu'on ne sait pas. Il est, et il n'est pas. Je ne crois pas en lui. Mais, peut-être, sa figure mythologique exprime quelque chose de la réalité. La question, en tout cas, reste pour moi ouverte.
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