Jesus comme "Fils (de) Dieu"

[ L'accueil | retour à la revue]

 

Jésus comme "Fils (de) Dieu"

Christian Amphoux

    Introduction
    L'expression "fils de Dieu" est de nos jours appliquée à Jésus pour parler de sa divinité, qu'il s'agisse de la reconnaître ou de la contester. Autrement dit, "fils de Dieu" s'emploie comme un titre lié à la christologie. Mais l'expression n'est pas née dans un tel contexte. Elle préexiste au christianisme et s'emploie en particulier du vivant de Jésus, avant la christologie, si bien que toute réflexion sur cette expression doit comprendre un rappel des sens antérieurs à la christologie et la question de savoir si ces sens ont joué un rôle dans l'application à Jésus de l'expression "fils de Dieu".
    Dans le cadre de cet article, j'envisagerai trois contextes. Je m'intéresserai d'abord au sens de l'expression lors du ministère de Jésus : en quel sens pouvait-il alors être appelé "fils de Dieu" ? Je rappellerai ensuite le vocabulaire le plus courant employé par Paul pour nommer la divinité : comment interpréter le fait que le mot "fils" n'en fait pas partie ? Enfin, j'aborderai le cas particulier de l'expression en Marc 1,1 : les deux mots étant au génitif, faut-il traduire cette expression par "fils de Dieu" ou "fils, Dieu" ?
    La question du "fils de Dieu" au temps de Jésus
    Les évangiles opposent, d'une certaine manière, deux titres donnés à Jésus : le premier est "fils de l'homme", et le second, "fils de Dieu". Le premier est employé par Jésus pour parler du "messie", sans qu'il se désigne explicitement comme tel ; le second, qui nous intéresse ici, est le terme employé par les interlocuteurs de Jésus pour le désigner explicitement. Lui-même, Jésus, utilise le mot "père" pour parler de Dieu.
    Jésus est donc appelé communément "fils de Dieu" par le ciel, au moment de son baptême, par Satan, dans l'épisode de la Tentation, par les démons, par les disciples, par la nuée, lors de la Transfiguration, par la foule, les grands-prêtres, qui reprochent à Jésus de s'être présenté comme "fils de Dieu", enfin, par le centurion, à la fin de sa vie.
    À quoi renvoie donc cette expression de "fils de Dieu", quand elle est mise dans la bouche des témoins de Jésus au cours de son ministère ?
    "Fils de Dieu" s'applique traditionnellement à un homme exerçant le pouvoir suprême : en particulier, c'est une des qualités reconnues au pharaon, souverain politique et religieux. L'appellation "fils de Dieu" n'est pas un signe de divinité, mais un titre de souveraineté. Or, en Israël, la souveraineté est exercée, à la période post-exilique, par un monarque étranger, perse d'abord, puis égyptien, puis syrien, enfin romain ; et à Jérusalem, le pouvoir est partagé entre un grand-prêtre héréditaire et un gouverneur nommé. Le titre "fils de Dieu" s'applique alors logiquement à la fonction sacerdotale.
    Il me semble que c'est en ce sens qu'il faut comprendre ce titre appliqué à Jésus de son vivant. La brièveté du ministère de Jésus, son âge précoce rendent invraisemblable qu'il ait été réputé pour la sagesse de son enseignement. Ce qui frappe un lecteur naïf de l'évangile - pour autant que nous parvenions à l'être nous-mêmes -, c'est son exousia, son "autorité", dès le début de son ministère public ; et un peu plus tard, quand Jésus est reconnu par ses disciples, il se rend à Jérusalem, non pour y enseigner, mais pour y connaître le martyre. D'où viennent cette exousia initiale et cette ambition de mourir en martyr, au moment où il paraît en mesure de mettre en place l'enseignement nouveau qu'il a dans la tête ?
    La grande question qui agite Jérusalem au temps de Jésus est l'absence de légitimité du grand-prêtre imposé par Hérode. Depuis ~40, Hérode a obtenu des Romains que son pouvoir soit dynastique, et comme il n'est pas Juif, mais Iduméen (autrement dit qu'il descend non de Jacob, mais d'Ésaü), il exerce lui-même le pouvoir royal et nomme le grand-prêtre. Jusque-là, le grand-prêtre était dynastique et le gouverneur nommé par le suzerain étranger. Déjà à l'époque asmonéenne, le grand-prêtre ne faisait plus l'unanimité. Mais avec Hérode, le grand-prêtre change chaque année et dépend ainsi complètement du prince qui le nomme ; sa légitimité en souffre, et de nombreuses tentatives s'efforcent de restaurer un sacerdoce légitime, c'est-à-dire un sacerdoce dynastique exercé par une famille dont la légitimité soit reconnue.
    Or, il existe un lien de parenté entre Jean le Baptiste et Jésus, ainsi qu'entre Jésus et trois dirigeants de la future communauté chrétienne de Jérusalem : Jacques, qui succède à Pierre et meurt en 63 ; Syméon, qui succède à Jacques en 71 ; et Jude, dont le mandat est interrompu en 135, quand les Romains chassent tous les Juifs de Jérusalem y compris les chrétiens. Jésus appartient ainsi à une chaîne dynastique, vraisemblablement mise en place par Jean, qui est un prêtre, puisque son père Zacharie est de la classe d'Abia et descend d'Aaron. Jésus et ses frères sont, en revanche, des laïcs, issus de la tribu de Juda. Or, au temps du sacerdoce légitime, le principe avait été adopté de faire d'Israël un peuple de prêtres des autres nations, si bien que l'accession d'un laïc à la fonction sacerdotale est non seulement possible, mais elle a un côté prophétique, puisqu'elle marque l'avènement d'une ère nouvelle du judaïsme, devenu la religion internationale du dieu unique.
    Ainsi, l'aura exceptionnelle de Jésus au début de son ministère s'explique par l'investiture qu'il a reçue de Jean le Baptiste au moment de son baptême : Jean est le fondateur d'une nouvelle dynastie, et Jésus a la charge de rétablir le sacerdoce légitime en s'installant au temple. C'est en ce sens qu'il est "fils de Dieu". L'expression fait de lui le grand-prêtre légitime avant son entrée en fonction ; et les grands-prêtres hérodiens le combattent comme un concurrent dangereux.
    Voici donc mon premier sens : de son vivant, Jésus est qualifié de "fils de Dieu" pour signifier qu'il est le grand-prêtre légitime du peuple juif, alors que le temple est habité par un grand-prêtre hérodien sans légitimité. La mission de Jésus est de rétablir le sacerdoce légitime. Mais lui-même, en choisissant le chemin du martyre, renonce à la violence que suppose la reconquête et, par sa mort et sa résurrection, déplace le lieu du sacerdoce et l'emmène avec lui dans le monde céleste, d'où son retour est attendu pour "juger les vivants et les morts".
    Le vocabulaire paulinien de la divinité
    Après la mort de Jésus, la question n'est donc pas seulement de savoir quel enseignement diffuser, mais aussi d'établir l'identité de son successeur.
    Si c'est Pierre, c'est-à-dire le chef des disciples, la succession est de type pharisien et privilégie le contenu de l'enseignement : c'est le choix que fait Matthieu en faisant dire à Jésus la parole qui va opposer protestants et catholiques au XIXe siècle : "Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon église". Les catholiques fondent sur cette parole la succession apostolique qui légitime la papauté ; les protestants situent cette parole à la deuxième génération et voient dans Marc un évangile antérieur qui n'a pas cette parole et leur permet ainsi d'avoir aussi leur légitimité. Cette légitimité est donc soit unique, soit partagée, et elle concerne l'enseignement. Mais Pierre n'est pas le seul successeur proposé à Jésus.
    L'Évangile de Thomas désigne Jacques comme successeur (parole 12) et admet aussitôt (parole 13) la coexistence de deux enseignements, celui de Pierre et Matthieu d'une part, et celui écrit par Thomas de l'autre. Si le successeur de Jésus est Jacques, ce qui l'emporte, ce n'est plus la doctrine, mais le sacerdoce. Nous sommes dans la logique dynastique du judaïsme sacerdotal qui donne à Jésus un successeur et l'appelle "fils de Dieu" dans un sens de souveraineté pleinement humaine.
    Paul, de son côté, élabore la christologie. Pour nommer la divinité, il dispose de six mots : "Dieu", "père", "seigneur", "fils", "Jésus" et "Christ". Pourtant, cinq seulement sont employés ensemble : celui qui se distingue est le mot "fils".
    Voici d'abord, selon l'ordre chronologique des lettres de Paul - j'en exclus seulement les Pastorales, Ephésiens et Hébreux -, les passages où les cinq mots sont associés : "Dieu père et seigneur Jésus Christ". Il s'agit de 1 Thessaloniciens 1, 1, répété au verset suivant de la salutation initiale de 2 Thessaloniciens, puis de Galates, 1 et 2 Corinthiens, Romains (au début et à la fin de l'épître), Philippiens, Colossiens et Philémon.
    Les cinq noms réunis de la divinité comprennent ordinairement deux personnes de la trinité : "Dieu le (notre) père / le (notre) Seigneur Jésus Christ". Mais je propose plutôt de lire, quand les cinq mots se suivent sans article : "Dieu père et seigneur Jésus Christ".
    "Dieu" est le nom commun de la divinité ; "père et seigneur" expriment ses fonctions anciennes de créateur (père) et de souverain juge (seigneur) ; "Jésus" est son nouveau nom propre, au lieu de Yahvé, et signifie "Yahvé sauve" ; "Christ", c'est-à-dire "oint" exprime sa nouvelle fonction de médiateur, assumée jusque-là par le grand-prêtre, qui ouvre au peuple le chemin du salut.
    Voici d'autres passages où ces mots se trouvent clairement dissociés en deux personnes (je traduis littéralement) : 1 Thessaloniciens 1,3 : "nous souvenant (...) du seigneur de nous Jésus Christ devant le Dieu et père de nous". On retrouve la même chose dans d'autres épîtres : 2 Thessaloniciens, 1 et 2 Corinthiens, Romains, Philippiens, Colossiens.
    Paul, dans cette deuxième série d'exemples, emploie l'article devant Dieu et les noms de fonction : d'un côté, Dieu le père, et de l'autre le seigneur Jésus Christ ; d'un côté le passé (dieu créateur), de l'autre la condition nouvelle de l'homme (le juge Jésus sauveur), où le nouveau nom de Dieu correspond à une fonction traditionnelle et à une fonction nouvelle. On arrive alors à la distinction habituelle de deux personnes de la trinité, mais il faut pour cela avoir l'article.
    Voici enfin les passages où le mot "fils" s'applique à Jésus : "Le fils de lui venu des cieux... Jésus" (1 Thessaloniciens 1,10). Dans Galates : "révéler le fils de lui" (1,6) ; "je vis par la foi, celle de Dieu et Christ / du fils de Dieu" (2, 20) ; "le Dieu a envoyé le fils de lui" (4, 4). Dans Romains : "au sujet du fils de lui, établi fils de Dieu, Jésus Christ. le seigneur de nous".(1, 1-4) ; "l'évangile du fils de lui" (2, 9 ; cf. aussi 8, 3 et 8, 29.32) ; enfin dans Colossiens : "lui qui a changé [l'exousia de l'ombre] en royaume du fils de l'amour de lui" (1,13) ; "lui qui est image du Dieu invisible, premier-né de toute créature..." (1,15) ; "lui qui est commencement, premier-né d'entre les morts" (1, 18).
    Je crois qu'on peut dire qu'aucun de ces exemples n'impose de voir dans "fils" une allusion à la naissance de Jésus. "Fils" est ici, d'abord, plutôt un titre humain, une probable allusion à la condition sacerdotale particulière de Jésus.
    Il n'y a donc pas, d'un côté le père et de l'autre le fils. Et si fils il doit y avoir, il appartient à la condition humaine de Jésus et s'associe à la troisième fonction, celle qui était antérieurement assumée par le grand-prêtre, "fils de Dieu" et "oint". C'est ainsi que je comprends le mot "fils" ou l'expression "fils de Dieu" appliquée à Jésus dans quelques passages des lettres de Paul : non pas un titre qui le divinise et l'associe à la divinité, mais au contraire un titre qui rappelle la fonction de médiation jusque-là assumée par le grand-prêtre et désormais du ressort de Dieu lui-même, qui s'est manifesté en Jésus et qui a pris son nom.
    L'expression Fils (de) Dieu appliquée à Jésus, en Marc,1, 1
    Mais laissons Paul et avançons dans le temps. Après le bref ministère de Jésus, au cours duquel il est reconnu comme "fils de Dieu" au sens de grand-prêtre légitime, après le mûrissement de la christologie par Paul, qui attribue désormais à Dieu le nom de Jésus et la fonction sacerdotale qui lui était reconnue, à l'extrême fin du Ier siècle, les pharisiens entreprennent une campagne contre les chrétiens en faisant de Jésus l'enfant naturel d'un soldat romain, ce qui le rend inapte à être présenté comme le messie des Juifs. Dans ce cadre, les chrétiens vont devoir répliquer et font alors de Jésus le fruit de l'union de Marie et de Dieu. Jésus devient alors fils de Dieu, non plus par sa légitimité, mais par nature. Il serait fils de Dieu comme d'autres sont fils d'un dieu et d'une mortelle, dans la mythologie grecque. On pense à Héraklès, mais aussi à Adonis, à Castor et Pollux, à Achille, à Persée, à Bellérophon ; on débat justement, dans les Homélies pseudo-clémentines, pour savoir qui, de Jésus ou de Bellérophon, est le personnage le plus remarquable. Jésus a soudain, dans un milieu judéo-chrétien, une promotion post mortem au grade de demi-dieu... La dérive possible de cette paternité divine relativement tardive va faire naître un point doctrinal nouveau et désormais essentiel : l'incarnation. Jésus n'est pas le fruit d'une union volage, il n'est pas assimilable à un demi-dieu grec, mais il est l'accomplissement des prophéties par son enfantement de la vierge Marie ; le verbe éternel de Dieu devenu "chair", c'est-à-dire personne humaine ; le fils engendré de Dieu à travers toutes les générations de l'humanité.
    Dans l'édition qui réunit pour la première fois les quatre évangiles, à Smyrne vers 120, au temps et sous l'autorité de Polycarpe, les livres sont aménagés de telle manière qu'ils se complètent. Matthieu met l'accent sur l'enfantement qui accomplit la prophétie d'Ésaïe. Jean souligne l'éternité du Logos et son incarnation. Luc proclame le plein engendrement divin de Jésus au moment de son baptême et avant de rappeler qu'il est "(fils) de Dieu" à travers les générations de toute l'humanité. Enfin, Marc résume ces trois leçons complémentaires en ajoutant au titre qui forme le premier verset, "Commencement de l'évangile de Jésus Christ, fils, Dieu" (les mots "fils" et "Dieu" étant au génitif)
    Le lien entre les trois leçons est si étroit qu'il faudra, quand les évangiles seront ensuite séparés, corriger chaque leçon sur un point majeur. Dans Matthieu, le verbe "engendrer" sera introduit, doublant ainsi celui d'enfanter : c'est la variante qu'on peut lire en 1,16, à la fin de la généalogie. Dans Jean, l'expression "Dieu unique-engendré" qui convient au Logos, va être soit complétée d'une exégèse incarnationiste, pour éviter toute interprétation qui ne le serait pas (comme le font les Valentiniens), soit corrigée en "Fils unique-engendré", ce qui fait entrer l'exégèse dans le texte (1,18). Dans Luc, le verbe "engendrer" associé au baptême risque d'être compris comme un simple synonyme de l'adoption, et pour éviter cette confusion, il sera remplacé par la formule parallèle de Matthieu et Marc qui emploie un verbe d'adoption (Luc 3,22). Enfin, dans Marc, les deux mots "fils" et "Dieu", tantôt vont disparaître, tantôt seront conservés avec le sens du titre christologique "fils de Dieu".
    Dans Marc, à mon sens, il s'agit par ces deux mots, dans le cadre de l'édition d'environ 120, de résumer ce qu'ont d'essentiel les trois leçons de Matthieu, Jean et Luc : Jésus est à la fois "fils" et "Dieu". "Fils", c'est-à-dire homme, ayant eu une naissance humaine, une vie d'homme, un ministère d'homme, une mort d'homme ; et "Dieu" par la christologie, c'est-à-dire que Dieu s'ajoute son nom et la fonction sacerdotale de médiateur qui ouvre à l'humanité la voie de la rédemption. Et d'une manière ambiguë, il est en même temps "fils de Dieu", c'est-à-dire à la fois médiateur entre l'homme et Dieu comme l'a été le grand-prêtre en son temps, et Dieu lui-même, puisque cette fonction est désormais assumée par Dieu.
    Conclusion
    Le titre de "fils de Dieu" appliqué à Jésus n'est pas, au départ, une confession de sa divinité. Employé pour qualifier une souveraineté, il s'applique à Jésus pour lui reconnaître une légitimité dans la médiation entre Dieu et son peuple, fonction qui est traditionnellement du ressort du grand-prêtre. Mais au temps de Jésus, le grand-prêtre a cessé d'être dynastique et sa nomination annuelle par Hérode lui a fait perdre son autorité. La soif d'un monde nouveau à laquelle répond la prédication de la fin des temps sont autant de signes que la foule attend le retour d'une légitimité sacerdotale, et après Jean le Baptiste, elle tourne son espérance vers Jésus et reconnaît en lui le "fils de Dieu", c'est-à-dire son grand-prêtre légitime.
    Mais avec la foi en sa résurrection, qui se développe peu de temps après sa mort, le titre "fils de Dieu" appliqué à Jésus va changer de sens. Puisqu'il est vivant, la fonction sacerdotale qui lui est prêtée continue, mais Jésus est devenu céleste, ce n'est plus un homme comme les autres. Au cours des années 50, Paul développe une réflexion christologique dans ses lettres, selon laquelle Jésus est assimilé à la divinité, qui se charge ainsi de la médiation que le grand-prêtre hérodien n'assure plus, aux yeux d'un nombre croissant de gens. "Jésus" devient ainsi le nouveau nom de la divinité ; mais quand il est qualifié de "fils", c'est encore par référence à cette fonction sacerdotale qui lui a été prêtée de son vivant.
    Il faut attendre, sans doute, la fin du Ier siècle pour voir le débat sur la naissance de Jésus infléchir le sens de l'expression "fils de Dieu" et en faire un titre qui exprime la divinité de Jésus. Devant les pharisiens qui tentent de discréditer Jésus en lui donnant une paternité romaine, ce qui le rendrait inapte à être le messie des Juifs, les chrétiens réagissent en interprétant le doute sur la paternité de Jésus comme le signe de sa filiation divine, à la manière des demi-dieux grecs qui naissent d'une femme fécondée par un dieu. Jésus est dès lors "fils de Dieu" à sa naissance, au sens où il est engendré par Dieu. Le nouveau sens vient s'ajouter au précédent. Et c'est du cumul de ces sens que va naître la deuxième personne de la trinité.
(Document theolib, paru in Théolib 22)

[ L'accueil | retour à la revue]